Fils de Thierno Hassane Dème, Cheikh Abdoul Bakhi Hassane Deme est un guide religieux à MEDINA BAYE NIASS avant tout mais aussi un acteur incontestable du développement agricole au Sénégal. Un homme de Dieu, un éducateur, un visionnaire, un formateur qui a très tôt su le fonctionnement du monde et le rôle que doivent jouer les chefs religieux.
 
Un marabout, différent des autres de par son amour du travail et sa dévotion pour l’éducation des jeunes, un guide, avertit face aujourd’hui aux différentes dérives notées dans la société. Un homme d’une générosité exemplaire, très disponible, sobre et loin des mondanités. Cheikh Abdoul Bakhi Assane DEME est un professeur et un fervent guide spirituel dont l’enseignement et le style de vie reflètent exactement le Coran et la vie du Prophète Mouhamad(P.S.L). En 1996, il a reçu l’autorisation d’enseignement d’El hadji Abdoulaye Ibrahima NIASS, Khalife de Médina Baye à l’époque. A l’âge de 26 ans, il prend l’intérim de Cheikh Assane DEME sur tous les enseignements islamiques sans exception d’œuvres mais aussi sur l’éducation de ses petits frères. Bref, il a pris en charge toute la maison pendant que ses grands frères étaient à l’étranger pour les enseignements supérieurs, alors que lui comme son nom l’indique (Abdul Bakhi : en arabe qui signifie le slave qui reste) est resté pour s’occuper du domicile et l’éducation de ses petits frères. Cheikh Assane DEME avait une vision claire sur le destin du Marabout Cheikh Abdoul Bakhi DEME. Il lui disait souvent : « Dieu te donnera le savoir. » Cheikh Abdoul Bakhi DEME est un brillant analyste, Conférencier de Talent, spécialiste de la Vie et l’œuvre du Prophète Mouhamed (PSL). L’honorable Guide n’a de cesse par cette pédagogie de vivifier en nous le Sunna du Prophète (PSL). Il est aussi un véritable artiste du Zikr qu’il aime tellement. Il faut approcher Cheikh Abdoul Bakhi pour découvrir l’étendue de sa modestie, sa sympathie et de son savoir inestimable mais aussi sa connaissance pointue de cette de Tarikha de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif. Il s’est plusieurs fois exprimé devant des auditoires de diverses nationalités.
 
Cheikh Abdoul Bakhi est aussi au diapason de la vie sociale, économique et politique de son pays. Ainsi, il a développé de bons rapports entre le spirituel et le temporel. II a suivi la voie tracée par son grand-père Cheikh Al Islam et œuvré pour le triomphe de l’Islam.
 
La mendicité, le Cheikh la condamne fermement.
Il ordonne enfin aux disciples de gagner sa vie licitement, sans fraude ni préjudice (ni sur soi-même ni sur autrui ni triche ni Ribâ .
 
FONDATION DAROU MIRAYA
 
En 2006, il créa la cité religieuse de Darou Miraya où la maison de Cheikh Ahmed Tidiane cherif ( Rta), au village de boundou, dans la commune de Mbadakhoune dans le département de Guinguinéo, dans la région de Kaolack, un espace acquis grâce au concours du chef de village et des autorités administratives car l’un de ses frères, Cheikh Tidiane De ème a rendu l’âme dans ce lieu après plusieurs années de recherche pour trouver sa tombe.
 
En 2009, le marabout installe un Daara qui accueille plusieurs nationalités aujourd’hui notamment : des Nigérians, des Nigériens, des Maliens, des Gambiens, des Guinéens des Ivoiriens, des Burkinabés, des Mauritaniens et des Sénégalais venus des différentes régions du pays. Bref, ce Daara se veut un daara moderne qui compte aujourd’hui 250 talibés qui mémorisent le Coran, les sciences et toutes les nouvelles dixiplines qui peuvent aider l’enfant à se perfectionner.
 
Egalement, ce daara sera un cadre d’éducation pour les talibés car, selon lui, conscient qu’aujourd’hui beaucoup de nos enfants ont commencé à perdre leurs valeurs à ne plus avoir de repères, autrement dit beaucoup de Sénégalais sont devenus des « goorgorlus » capables de tous les stratagèmes du monde: le mensonge la délation, l’incivisme, la corruption avec les insultes, les dérives de l’Internet notées dans l’espace public. Il faudrait donc davantage préparer nos enfants sur ces dérives ou pratiques. Comment? En les formant, les éduquant en islam, les inculquant de bonnes valeurs de « Jom , Foula, Fayda, courage, détermination, ambition, qu’ils respectent leurs parents, le travail etc.
 
Par ailleurs, ce daraa se veut un centre de Formation, malgré qu’on pratique l’agriculture dans tous ses domaines: saison des pluies comme saison sèche, mais pour nous il faut moderniser l’agriculture, c’est pour cette raison qu’on a des tracteurs et d’autres matériels agricoles pour faciliter l’agriculture.
 
Nous faisons aussi du maraichage. D’ailleurs j’ai recruté un formateur dans ce sens pour accompagner et encadrer les talibés, dit-il.
 
Il fait partie des premiers Sénégalais à cultiver le NEVERDIE pour ne pas dire le premier.
 
« Aujourd’hui également, nous cultivons du Nevedie, nous pouvons dire que nous sommes le premier sénégalais à avoir cultiver le nevedie au Sénégal après que l’Etat s’est engagé à favoriser cette culture.
Nous faisons de l’élevage sur les toutes les races, les bovins les volailles, les bœufs etc.
 
Au sein du Daara, nous avons une boulangerie à la disposition des talibés, des pains fabriqués par eux pour uniquement leur consommation, nous n’avons pas certes démarrée la commercialisation, mais ils ont été tous formés à cela, et même au-delà dans la transformation des produits locaux surtout le savon. Tout ça épaulé par la chambre de commerce et d’industrie de Kaolack.
Ce centre permettra d’enseigner aux élèves la science islamique, la tari kha, bref une éducation de qualité pure et dure, combiné avec une bonne formation aux nouveaux métiers.
 
Il me plait de dire également que nous avons des projets en plomberie, un grand atelier de formation sur tous les métiers: plomberie, mécanique , électricité, couture, menuiserie métallique… C’est fondamental d’allier les deux actuellement face aujourd’hui aux différentes demandes sur le marché, il faut que les jeunes puissent avoir des métiers afin de pouvoir subvenir à leurs besoins, avoir une éducation de qualité, être sobre, avoir la patience, la droiture avoir l’amour du travail, l’éducation, des ambitions et la politesse.
 
Par rapport à la mendicité, je dis souvent que l’Islam n’encourage pas cela, l’islam a toujours voulu que les gens se débrouillent de leurs propres moyens. En tout cas, nous, nos talibés sont nourris sur place et de nos propres moyens.
 
Darou Miraya bref est un centre qui forme, éduque, encadre, oriente et prépare l’enfant à être un homme saint, pieux, courageux ambitieux et engagé qui aime le travail, l’éducation et qui maitrise la science, en somme qui façonne l’humain à être un homme exemplaire », nous confie-t-il.
 
Chaque année, le Cheikh, pendant l’hivernage, récolte de plusieurs tonnes de Maïs, de Mil, d’arachide, de niébé etc. Ce qui permettra de couvrir l’alimentation des disciples qui sont sous sa responsabilité.
 
Selon lui, l’éducation reste le socle de développement de toute nation surtout l’enseignement coranique , qui permet véritablement à l’enfant de connaitre les normes spirituelles et morales , le sens de la vie et les règles de comportement dans la société.
 
A première vue une fois arrivé dans ce village, vous voyez des champs avec toutes les cultures presque ( Nevedie, Tomates ,chou , mil, mais arachide) un lieu de prières et de recueillement , pas l’ombre certes de certaines commodités à part des arbres et des gazouillements des oiseaux . Comme chaque année Darou Mira célèbre un grand Ziar dédié au marabout, un évènement qui regroupe plusieurs personnalités religieuses comme politiques qui viennent des différentes contrées du monde. mais l’endroit est électrifié depuis l’année dernière, l’accès n’est pas également un problème.
Une fierté de Medina Baye, Abdoul bakhi comme l’appelle affectueusement ses proches et disciples, au-delà de son statut de MARABOUT participe convenablement au développement du pays car selon lui les marabouts ont un rôle extrêmement important à jouer dans la société au-delà d’être des régulateurs sociaux.
 
Moussa SENE
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