” Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.” disait Albert Einstein.
 
Depuis ses prises de position contre la prolifération des séries qui font la promotion de la sexualité précoce, de l’adultère, de la prostitution et des autres abominations, Mame Makhtar Guéye de Jamra essuie quotidiennement des attaques verbales et des menaces venant de partout. Des zélés occidentalisés jusqu’aux ongles au lobbys des maisons de production qui veulent juste gagner de l’argent quitte à inonder notre espace audiovisuel d’actions et de vocabulaire tirés du jargon pornographique, rêvent tous de lui faire sa fête pour pouvoir continuer librement leur sale besogne. Nous devons dire non.
 
Pour ne pas entretenir l’amalgame entre le combat de Jamra et la récente sortie manquée de Mame Makhtar qui a fini d’offenser la communauté chrétienne, nous disons ici et maintenant que ses propos ne sont validés par aucun musulman qui connaît bien sa réligion d’autant plus que le respect de la foi des autres est un des aspects non négligeables de l’Islam. Mais quand des esprits maléfiques, des défenseurs d” Infidèles”, des partisans de ” Maîtresses d’hommes mariés ” ou des rêveurs qui proclament partout qu’un ” Gay Pride” peut être célébré à Dakar sans que personne ne bronche au nom de la liberté ou du libertinage, en profitent pour le lyncher, nous devons le soutenir.
 
Quand des incultes qui méconnaissent tout de l’histoire des réligions et des prophètes ou qui entretiennent sciemment le flou et les équivoques lui opposent la supposée sortie nocturne de sa fille, nous devons leur rappeler le fils du prophète Noé ( psl ) qui s’est noyé lors du Déluge car il ne suivait pas le message de son père, ou encore les fils du prophète Jacob ( psl) qui ont trahi le sermon fait à leur père pour jeter leur frère Joseph ( psl) au fond d’un puits. Mame Makhtar Guéye n’est pas un saint, il ne l’a jamais dit, mais ses combats sont justes. L’orchestration médiatique et le parfum de manipulation tirée par les cheveux qui puent à mille lieux lors de l’affaire de sa fille n’a échappé à personne mais comme le dit l’adage populaire :” Qui veut noyer son chien, l’accuse de rage.”
 
Qui osera dire ici que Ousmane Sembéne, Djibril Diop Mambety, et les autres grands cinéastes sénégalais ne faisaient pas un cinéma engagé, un cinéma qui peignait les tares de notre société. Ousmane Sembéne était tenace, il frappait là où ça faisait mal. Mais il n’a jamais eu besoin d’user d’un vocabulaire sexuel aussi cru comme celui utilisé dans la série ” Infidèles “, il n’a pas eu besoin d’afficher des acteurs aux tenues aussi indécentes, à la mine aussi fausse et superficielle ( faux cils, faux ongles – greffage de cheveux humains – dépigmentation…) que ceux qu’on essaie de nous vendre comme des produits de la société sénégalaise. Avec son cinéma, il a pris des risques financiers, il a suivi une ligne directrice en refusant l’influence des lobbys, le cinéma était un sacerdoce pour lui, il ne courait pas derrière l’argent ou le matériel parcequ’il avait de l’éthique dans son art, à la différence de nos nouveaux cinéastes et réalisateurs sénégalais qui ne croient qu’à l’argent, la majorité dit que oui, elle dénonce les tares de la société. Que nenni ! Leur principale motivation est l’argent, les scénarios les plus vulgaires, les plus audacieux, ceux qui n’hésitent pas à vulgariser et à encourager la sexualité précoce, la sexualité hors mariage, l’inceste, le concubinage, l’adultère, l’homosexualité, attirent plus de sponsors, plus de publicités donc plus d’argent. L’argent encore l’argent, c’est leur seule morale. L’écart abyssale à tout point de vue entre ” Idoles” et ” Infidèles” est suffisant comme exemple. Un petit coup d’oeil sur le succès commercial des deux produits montre nettement que le cinéma sénégalais est devenu un business et un non un art avec l’éthique qui sied.
 
Alors, si des pères de famille proposent des solutions défaitistes comme nous taire et laisser aller ou changer de chaînes avec la télécommande, si certains pensent que leur progéniture est assez bien éduquée, bien préparée à la maison pour ne pas dévier du bon chemin ou être tentée par le Diable à force de regarder ces séries qui heurtent même la conscience des adultes, laissez nous notre combat. Nous avons peur pour nous et pour nos enfants de la banalisation de la sexualité et des autres vices qui inondent l’espace public. Nous faisons des efforts insoupçonnés pour guider nos enfants malgré l’agression psychologique quasi quotidienne qu’ils subissent des médias.
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