L’association des utilisateurs du marché Central au poisson de Kaolack a fait face à la presse ce lundi pour dénoncer la panne de l’usine à glace qui a créée une vraie pénurie, le non respect de la convention qui les liait avec le concessionnaire en l’occurrence la municipalité qui continue le recrutement politicien qui a fini de plomber les finances de la structure. Des accusations balayées d’un revers de la main par la Direction.
 
« Un marché au poisson sans glace, ni chambre froide ».
Pape Ibrahima Diaw, président de l’union nationale des mareyeurs qui a parlé en leur nom, a dénoncé le mutisme des autorités administratives qui, malgré des correspondances écrites depuis 9 mois, n’ont pas réagi face à la situation. « Depuis 1 mois, le marché n’a plus de glace faute à une panne de l’usine, le château d’eaux qui fonctionnait avec 4 machines ne marche qu’avec une seule, le traitement et l’évacuation des eaux usées n’est plus fonctionnelle, même les voies qui mènent à l’intérieur du marché sont bloquées par des cantines qui ont été aménagées par la mairie. L’article 6 de la convention est claire, si le concessionnaire est incapable d’entretenir le marché, il doit rendre le tablier, est ce que nous demandons. »
 
« Un personnel politicien payé à ne rien faire »
Atou Ndiaye, premier vice président chargé de la communication du marché central au poisson de Kaolack a enfoncé le clou en désignant la mairie comme unique responsable de la situation. « Il n’y a aucune rigueur dans la gestion sinon des machines qui fonctionnent depuis 17 ans allaient être changées car elles ont produit des millions, donc des sous devaient être épargnés. Les recettes journalières collectées des vendeurs et des camionneurs, ne servent qu’à embaucher du personnel politicien qui ne vient même pas au travail mais perçoit un salaire mensuel. Chaque directeur nommé vient avec son lot de militants, aujourd’hui nous en sommes à 65 personnes payées à ne rien faire.»
 
Du côté de la direction du marché central au poisson, même si on admet la panne des machines, on souligne la mise en place de solutions alternatives en attendant leur redémarrage. » Quotidiennement, des camions de glace sont mis à la disposition de tous les vendeurs pour leur permettre une meilleure conservation du poisson, en attendant les machines ont été dépannées mais il nous reste à acheter l’ammoniac, le seul intrant manquant qu’on a déjà commandé. Mais, il faut rappeler que les machines marchent depuis 2003 autrement dit depuis 17 ans, donc on les trouvées déjà amorties », explique Cheikh Ndao, directeur intérimaire.
 
Sur le recrutement des agents, M. Ndao rappelle que c’est le conseil de surveillance qui a les compétences, et qu’elle regroupe toute les entités qui gravitent autour du marché. « Les protestataires ont des représentants au niveau du conseil qui valide les recrutements du personnel, et ils ont eux aussi leur quota, donc tout est fait dans la plus grande transparence », assure-t-il.
 
En attendant qu’une solution pérenne soit trouvée à leur situation au marché central au poisson de Kaolack, les mareyeurs appellent à l’arbitrage du Ministère de la Pêche pour un audit technique et financier des lieux, même s’ils n’excluent pas d’abandonner Kaolack pour dévier leur cargaison vers des communes comme Gandiaye, Nioro ou Kaffrine où le besoin se fait nettement sentir.
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