Né le 28 Novembre 1966 à Touba Ndorong dans le Saloum (Kaolack), son père Bara Mboup avait décidé de l’inscrire à l’école primaire arabe à Kaolack au quartier Ndorong chez Ouztaz Bassirou Bousso.

Passé cette première étape, Serigne Mboup, toujours sur décision de son père, va rejoindre le célèbre Daara de Koki, dans la région de Louga, c’était en 1976. Dans cet établissement réputé pour son sérieux, il a au bout de trois années seulement, réussi à mémoriser tout le Coran ce qui lui avait valu à son retour à Kaolack dans la demeure familiale d’être accueilli avec tous les honneurs.

Son père lui avait en effet organisé une grande fête à laquelle il avait invité des Égyptiens venus spécialement pour mesurer le degré de connaissance du jeune Serigne Mboup. Mais ce n’était qu’une étape dans sa formation. Puisqu’il retournera à Koki pour y poursuivre ses études. Il y décrochera d’ailleurs son certificat, son brevet et ira jusqu’au niveau du baccalauréat, un examen qui n’était pas alors organisé au Sénégal. Il ne restait qu’au brillant élève d’aller approfondir ses connaissances à l’extérieur, en Arabie Saoudite par exemple. Son père en décidera autrement puisqu’il va le rappeler à Dakar, on était alors en 1989 et Serigne venait juste d’avoir 23 ans.

L’homme d’affaire rejoint finalement son père à Sandaga en tant que commerçant dans les domaines de l’alimentation, l’habillement et du cosmétique.

Au côté de son père, où il percevait un salaire de 60.000 FCFA, il a appris les B.a.-ba du métier de commerçant et selon lui sa formation professionnelle en matière de pratique entrepreneuriale et de gestion d’entreprise s’est exclusivement déroulée auprès de son père, Bara Mboup, qui fut un grand opérateur économique et au sein de l’entreprise familiale qu’il a fondée depuis les années 1960 et dirigée avec rigueur et intelligence jusqu’à sa mort en 1992.

Serigne Mbacké Madina Mboup de son vrai nom assure la relève et s’occupe de l’entreprise familiale avec ses jeunes frères.

À l’origine, la société est spécialisée dans l’importation des produits alimentaires. Mais avec le temps l’ancien élève de Koki va s’attaquer à d’autres secteurs et diversifiera ses activités comme: Master office pour le bureautique ;SBMA pour les produits alimentaires et d’entretien ;Pridoux, spécialisé dans l’implantation et l’exploitation de supérettes ;Espace Auto dans l’importation et la vente de véhicules ; CCBM immobilier qui doit s’occuper de la construction d’un immeuble ultra moderne à la place Soweto, projet qui, d’ailleurs, tarde à se concrétiser ;Africa transit, CCBM voyages, Digital planet qui connaît apparemment quelques problèmes puisque beaucoup de showrooms ouverts un peu partout ont fermé leurs portes. Sans oublier son implication dans le renouvellement du parc des taxis avec son projet de 50 taxis confiés à des femmes et inauguré par la première dame, Viviane Wade.

Toutes ces entreprises, créées depuis le début de cette ascension vers le sommet du groupe CCBM ont permis à Serigne Mboup d’employer plus de 800 personnes.

Ainsi si le patron de Ccbm automobile a réussi à bâtir un empire dans le secteur formel partant de l’informel c’est grâce à ses convictions ; Pour Serigne Mboup »le développement ne peut se faire en dehors du consommer local, qui est à la base du développement de nos entreprises. »

Par ailleurs le Co-fondateur de CCBM est nommé président de l’Union Nationale des Chambres de Commerce d’Industrie et d’Agriculture du Sénégal, (UNCCIAS).

Il déclare « Ceux qui ont réussi dans ce pays n’ont pas de diplômes français» pour magnifier et encourager ces jeunes de l’informel qui veulent entreprendre et se traduire dans le formel.

C’est cet autodidacte qui gère l’empire CCBM avec près de 800 personnes que les kaolackois ont élu pour lui confier leur destiné. Choix ne peut être plus logique parce que l’homme de par son parcours est un exemple pour la jeunesse. Son parcours exemplaire doit être enseigné a la jeunesse de ce pays. Il a travaillé dur avec des idées innovantes pour arriver a ce stade. Son apport sur le plan économique est la et visible, sa notoriété dépasse aujourd’hui nos frontières, CCBM est devenu un geant économique en Afrique. Il n’y a pas de secret, seul le travail paye, on ne récolte que ce qu’on a semé.

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